Protéger les oiseaux champêtres dans l’est de l’Ontario

La famille Andrews a déménagé à Metcalfe, en Ontario, où ils ont découvert que leur propriété abritait des espèces en péril des prairies. 

Lorsque la pandémie de COVID-19 s’est installée, Kurtis et Lara Andrews ont saisi l’occasion de revenir à un mode de vie rural, en déménageant leur famille de trois enfants à Metcalfe, en Ontario, en 2020. 

« J’ai une affinité avec la nature, en raison des souvenirs vivaces que j’ai, enfant, de travailler à la ferme, d’interagir avec des animaux sauvages de différentes sortes. Il y avait toujours des boisés à explorer », dit Kurtis 

Aujourd’hui, les Andrews gèrent 52 acres de foin à temps partiel. Une partie de leur terre est constituée de deux petites parcelles de pâturage qui n’ont pas été rentables pendant de nombreuses années. Ces pâturages non rentables constituaient des sites idéaux pour que Kurtis y établisse ses projets ALUS en 2023.  

Certaines des merveilles de la ferme des Andrews n’étaient pas visibles lorsqu’ils ont acheté la terre à la fin de l’automne. Au cours du premier printemps, les champs se sont remplis des bruits de la faune. En effet, après la fonte des neiges en mars, une parcelle de pâturage de basse altitude s’est remplie du coassement distinct des grenouilles. Les Andrews ont également été agréablement surpris d’entendre les oiseaux champêtres pépier dans la fraîcheur matinale du printemps.   

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Les équipes locales et nationale d’ALUS visitent le site du nouveau projet de milieu humide des Andrews. Le boisé et le projet de zone humide adjacent créeront un habitat parfait pour divers amphibiens.

Kurtis a découvert que, pendant un certain temps, l’exploitation agricole précédente avait coupé son foin tardivement. Cette fauche tardive a permis aux oiseaux chanteurs nicheurs d’utiliser les pâturages tout au long du printemps et, par conséquent, de former des populations saines à l’intérieur et autour de sa propriété. Bien que les Andrews n’auraient même pas pu imaginé la richesse de la faune de leur ferme, ils ont immédiatement reconnu l’importance de protéger les espèces en péril présentes sur ces parcelles de terre marginales. 

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Cette parcelle boisée sur la propriété constitue un habitat pour les grenouilles, les oiseaux et les mammifères.  

Les Andrews voulaient s’assurer qu’un habitat à long terme soit disponible pour les populations sauvages. Ils se sont donc mis en quête de solutions pour y arriver. Ils se sont tournés vers des organisations à but non lucratif comme Grasslands Ontario et l’Office de protection de la nature de la South Nation pour soutenir cet habitat pour les espèces en péril.    

 « Même si ces pratiques étaient jadis répandues, elles n’étaient pas nécessairement réalisées dans le but de fournir un habitat de reproduction aux oiseaux. Pourtant, il y a un lien, nous en constatons les bienfaits aujourd’hui. Nous voulons préserver ces gains », explique Kurtis.  

En offrant aux Andrews du support technique et financier pour le maintien de leurs projets, ALUS indemnise les Andrews pour les services écosystémiques produits lorsqu’ils décident de couper leur foin plus tardivement. Alors que la population des oiseaux champêtres a diminué des deux tiers depuis les années 1970, ces simples interventions ont la capacité de faire une différence importante dans la santé de la population des espèces en péril et de les préserver de l’extinction.  

Les prochains projets des Andrews comprendront l’amélioration d’une zone éco-tampon herbacée autour de leur pâturage pour améliorer la santé du sol et la sécurisation d’une petite zone humide utilisée par les amphibiens.

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La ferme des Andrews arborait toutes les couleurs de l’automne lors de la visite de l’équipe d’ALUS dans le cadre du jamboree de l’Est en novembre 2022. Une partie de ce pâturage sera restaurée en prairie d’herbes hautes.  

« J’ai trois enfants. Quand je ne serai plus là et que ma femme ne sera plus là, ce sont eux qui devront ramasser les morceaux en ce qui concerne l’environnement. Ce que nous faisons ici, dans notre ferme, sur cette propriété, c’est ce sur quoi nous avons un contrôle direct », dit Kurtis.  

Kurtis et Lara partagent ce projet à long terme avec leurs trois enfants. C’est en pensant à eux, qu’ils s’engagent dans la gestion de la faune et de la flore, tout en planifiant de manière réfléchie l’incertitude climatique. Les Andrews reconnaissent l’importance de ces petites interventions, qui permettront aux oiseaux de continuer à chanter sur leur ferme pour les années à venir.     

Pour en savoir plus sur les oiseaux des prairies et les options de restauration des prairies à herbes hautes, consultez ces rapports d’Oiseaux Canada.

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