Collaborer pour planter plus d’arbres

ALUS Northern Sunrise, Arbres Canada et l’Alberta Conservation Association coopèrent pour le bien de l’environnement et de la collectivité

 

Vue aérienne du site du projet de plantation d’arbres dans la collectivité d’ALUS Northern Sunrise. Photo : Katie Bartman. 

 

Parfois, les circonstances se conjuguent pour donner de meilleurs résultats que prévu. C’est ce qui est arrivé dans le nord de l’Alberta, où un projet de longue date d’Arbres Canada s’est retrouvé avec des dizaines de milliers de plants excédentaires. Une réflexion rapide, une communication habile et un esprit de réciprocité ont permis d’envoyer plus de 50 000 plants pour accélérer un autre projet ALUS, celui de Northern Sunrise.

En 2013, Gerard Fournier, spécialiste en foresterie pour Arbres Canada, et le personnel de l’Alberta Conservation Association (ACA) ont soumis un projet de plantation à l’ouest du hameau de North Star sur le site de conservation Northstar de l’ACA. En raison d’un manque de financement, le projet a été reporté. Mais à l’été 2022, Gerard reçoit un appel d’Arbres Canada l’informant que le financement pour planter 120 000 arbres a été obtenu. Les espaces naturels sont en constante évolution, et lorsque Gerard et Taylor Lund, biologiste à l’ACA, ont visité l’emplacement prévu pour la plantation, ils ont constaté que le site avait beaucoup évolué depuis 2013. Les arbres présents en 2023 avaient considérablement poussé depuis 2013, ce qui a incité Taylor à dire : « Eh bien, Gerard, il ne reste de la place que pour environ 70 000 arbres ».

Ce à quoi Gérard a répondu : « Alors, connaît-on quelqu’un dans le coin qui pourrait profiter de ces 50 000 arbres? »

Plant du projet d’ALUS Northern Sunrise. Photo : Katie Bartman.

 

Taylor a rapidement pensé à ALUS et à sa collègue Katie Bartman.

« Il est évident que nous ne voulons pas perdre ces arbres, mais nous ne voulons pas non plus les planter n’importe où. Nous devons tenir compte des essences présentes et des conditions propres au site lorsque nous déterminons la densité optimale pour une plantation », explique Taylor. « Comme vous le savez, il faut du temps pour développer ces projets, et Katie a travaillé assidûment dans la collectivité pour trouver des idées de projets. Je me suis donc demandé s’il était possible qu’Arbres Canada collabore avec ALUS. »

Katie travaillait déjà avec le propriétaire du terrain, Neil Harpe, pour développer un projet ALUS qui utiliserait des graminées vivaces pour régénérer l’écosystème et rétablir les zones humides naturelles du terrain. L’objectif à long terme du projet était de créer des conditions favorables à la faune et à la flore afin de créer un écosystème résilient.

« Avec l’aide d’Arbres Canada, nous sommes en mesure d’accélérer le processus de restauration de ces terres », explique Katie. Elle estime que les plants offerts par Arbres Canada ont permis au site de gagner cinq à dix ans de croissance.

Site avec zones humides naturelles du projet de plantation d’arbres dans la collectivité d’ALUS Northern Sunrise. Photo : Katie Bartman.

 

Katie souligne l’importance des arbres dans le paysage agricole. Ils régulent le débit de l’eau, contribuent à atténuer les inondations et la sécheresse et absorbent une partie des eaux de ruissellement provenant des activités humaines sur la terre.

« Les arbres ont une grande capacité d’absorption, ce qui ralentit l’écoulement de l’eau », explique Katie. « Le projet aura un impact significatif en raison de sa proximité avec un cours d’eau important pour notre comté et la ville de Peace River. »

Ce type de partenariat novateur et improvisé, mené par un ensemble de leaders communautaires comme Gerard, Taylor, Katie et Neil, est synonyme de gains importants pour l’environnement, la collectivité et les générations futures.

Pour Neil Harpe, le participant d’ALUS Northern Sunrise propriétaire des terres sur lesquelles le projet a été implanté, il s’agit d’une solution parfaite.

Selon lui, « ces terres ne sont pas idéales pour l’agriculture. Le terrain est très vallonné et comprend des zones humides. À long terme, il y a peu de chance qu’il soit rentable d’y faire de la culture. »

Neil considère que le projet de plantation d’arbres est une bien meilleure utilisation du terrain.

« Un terrain peut avoir plusieurs utilités, n’est-ce pas? Ce projet offre à nos enfants une perspective différente sur la gestion de la terre et il leur permet de s’intéresser à la croissance des arbres au fur et à mesure que les terres reprennent leur état naturel », affirme Neil Harpe, participant d’ALUS Northern Sunrise.

Chaque projet ALUS est plus que la somme de ses parties. Sur le terrain, les intervenants et les organisations travaillent ensemble pour créer des conditions propices à la mise en œuvre, par un agriculteur, d’un projet à vocation environnementale. Cette collaboration perdure au fur et à mesure que la nature reprend sa place dans le paysage et fournit des services écosystémiques essentiels aux agriculteurs et aux collectivités.

Paul Caplette, un gardien de l’environnement en Montérégie

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Paul Caplette, récipiendaire du prix Dave Reid 2022, et son frère Pierre sont propriétaires de la ferme Céréales Bellevue, une exploitation de grandes cultures en Montérégie. Les deux frères ont mis en place leurs premiers projets ALUS en 2018. À ces haies brise-vent...