Protéger les espèces en péril en milieu agricole

ALUS poursuit sa collaboration avec les fédérations régionales de l’UPA Montérégie, l’UPA Chaudière-Appalaches et l’UPA Outaouais-Laurentides afin de soutenir la protection des espèces en péril dans ses collectivités du Québec. 

 

QUÉBEC, CANADA, 2 juin 2025 — Grâce au financement d’Environnement et Changement climatique Canada, ALUS a développé des outils de communication et de sensibilisation encourageant les pratiques agricoles favorables aux espèces en péril au Québec. Ces ressources bilingues, comprenant un carnet, des fiches d’information, des capsules vidéo et un guide interactif, sont accessibles sur le site web d’ALUS ainsi que sur les sites des fédérations régionales de l’UPA. Elles aideront les producteurs agricoles à identifier les espèces en péril dans leur région et à adopter des pratiques durables pour les soutenir. 

Les outils de communication se concentrent sur 36 espèces en situation précaire au Canada, inscrites à l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril. Ces espèces se retrouvent en Montérégie, en Chaudière-Appalaches, en Outaouais, dans les Laurentides, à Laval et à Montréal. Il s’agit d’oiseaux champêtres, comme le goglu des prés, d’insectes pollinisateurs, comme le bourdon terricole ou le monarque, d’amphibiens et reptiles, tels que la rainette faux-grillon de l’Ouest ou la tortue des bois, et de certaines espèces de chauves-souris.  

Les terres agricoles fournissent de la nourriture, des abris et des sites de nidification à ces espèces en péril.  De nombreux producteurs agricoles ont rejoint le programme ALUS car ils connaissent l’importance de protéger ces espèces et leurs habitats. En adoptant certaines pratiques, telles que la création de bandes riveraines élargies, la restauration de forêts ou de prairies, la fauche retardée, la préservation des vieux bâtiments et la restauration des habitats de nidification, les producteurs agricoles peuvent avoir un impact significatif sur la biodiversité et sur la survie des espèces en péril.  

En retour, la présence de ces espèces en milieu agricole offre de nombreux bénéfices. Alors que les oiseaux champêtres et les chauves-souris sont des prédateurs naturels, les insectes assurent la pollinisation et la santé des sols. La présence de certaines espèces est un excellent indicateur d’un écosystème sain, par exemple, dans les zones riveraines.

« On voit que la biodiversité a besoin qu’on s’y intéresse, qu’on la connaisse. Ensuite, c’est plus facile pour nous de poser les bonnes actions pour la protéger. Nos enfants vont pouvoir en bénéficier dans le futur, j’en suis convaincu, mais i faut prendre action maintenant. »
Carl Poirier, copropriétaire de la ferme HLF du Lac-Simon et participant ALUS Outaouais 

Les productrices et producteurs agricoles qui décident d’implanter des projets ALUS sur leurs terres font une réelle différence pour la biodiversité et les espèces en péril. Qu’il s’agisse d’un projet de fauche retardée en Montérégie ou d’une initiative de protection du monarque en Outaouais, ces actions au bénéfice des espèces en péril sont réalisées par des agriculteurs qui ont à cœur leur métier et l’environnement. 

Les producteurs agricoles qui souhaiteraient recevoir un soutien technique et financier pour la mise en œuvre de votre projet en faveur des espèces en péril peuvent communiquer avec leur fédération régionale de l’UPA. 

Pour consulter les outils de communication, visitez:

>> Les espèces en péril en milieu agricole 

 

Pratiques agricoles pour les espèces en péril - Infographie.